Windows est la plateforme où un VPN se règle le plus finement — et celle où une fuite peut passer le plus longtemps inaperçue.
En bref : Windows offre le tunnel scindé le plus abouti des plateformes grand public : la plupart des applications permettent d’y désigner, application par application, ce qui passe par le tunnel et ce qui l’évite. En contrepartie, le système interroge historiquement plusieurs interfaces réseau en parallèle pour résoudre les noms de domaine, ce qui peut envoyer des requêtes DNS hors du tunnel sans que rien ne le signale — les applications sérieuses neutralisent ce comportement, mais toutes ne le font pas. Deux réflexes : activer le kill switch dans l’application, et vérifier le résultat plutôt que le supposer.
ProtonVPN — 8,8/10, 1er de notre classement
Le mieux noté de nos deux partenaires à notre barème. Juridiction Suisse, audit publié par Securitum.
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C’est sur Windows que cette fonction est la plus complète : on désigne les programmes qui empruntent le tunnel, ou au contraire ceux qui l’évitent, parfois avec une granularité par destination. L’usage le plus courant est d’exclure ce qui exige votre localisation réelle — services bancaires, sites administratifs, certains jeux dont les serveurs départagent les joueurs par région — tout en gardant le navigateur protégé.
L’usage inverse est tout aussi utile : ne faire passer que le client BitTorrent par le tunnel, en laissant le reste de la machine en connexion directe. Cela évite de ralentir tout le poste pour un seul programme, et c’est ce que détaille notre guide sur le P2P.
Pour accélérer la résolution des noms de domaine, Windows a longtemps interrogé toutes les interfaces réseau disponibles en parallèle et retenu la première réponse. Lorsqu’un VPN est actif, cela signifie que des requêtes peuvent partir par la carte réseau physique, donc vers le résolveur de votre opérateur, alors même que le reste du trafic passe par le tunnel.
Votre opérateur voit alors la liste des sites que vous consultez, sans voir leur contenu — ce qui suffit largement à reconstituer une activité. Les applications correctement écrites imposent leurs propres serveurs DNS et bloquent les autres interfaces ; c’est un point sur lequel les fournisseurs communiquent peu et qu’il vaut mieux vérifier soi-même.
Nous ne publions pas de verdict DNS sur ce site, et nous expliquons pourquoi : le constater suppose de posséder un serveur DNS faisant autorité, ce qu’une page web ne peut pas faire. Notre outil mesure en revanche réellement les fuites WebRTC et la connectivité IPv6, et renvoie vers un service tiers pour le DNS.
Le kill switch de l’application. Il n’existe pas au niveau du système sur Windows : c’est l’application qui l’implémente, généralement en installant une règle de pare-feu. Activez-le explicitement, il est rarement actif par défaut.
Le protocole. WireGuard, et les variantes qui en dérivent, sont nettement plus légers qu’OpenVPN, dont le code est bien plus volumineux et s’exécute hors du noyau. Sur une ligne rapide, l’écart est réel ; sur un réseau qui filtre, OpenVPN en TCP passe parfois là où WireGuard ne passe pas. Notre guide des protocoles détaille ce qui les sépare.
Le démarrage automatique. La protection la plus fiable est celle qu’on n’a pas à activer. Toutes les applications proposent un lancement au démarrage de la session ; c’est ce qui évite les journées entières passées sans tunnel après un redémarrage.
Cette page décrit des comportements de systèmes d’exploitation, documentés et vérifiables. Elle ne publie aucune mesure de débit ni aucun taux de déblocage : ce comparateur n’a pas d’abonnement de test, et nos notes reposent uniquement sur des caractéristiques publiques et datées. Le test de débit mesure en revanche votre propre connexion, avant et après connexion au VPN — c’est le seul chiffre qui vous concerne.
Pour aller plus loin, le service que nous recommandons
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Le lien ouvre le site de ProtonVPN dans un nouvel onglet. C’est un lien d’affiliation : si vous souscrivez, le site perçoit une commission, sans surcoût pour vous. NordVPN et ProtonVPN sont ses deux seules sources de revenu ; les liens vers les quatre autres services comparés ne rapportent rien. Le classement, lui, ne dépend pas de cette rémunération — le barème est public.