VPN sur Windows

Windows est la plateforme où un VPN se règle le plus finement — et celle où une fuite peut passer le plus longtemps inaperçue.

En bref : Windows offre le tunnel scindé le plus abouti des plateformes grand public : la plupart des applications permettent d’y désigner, application par application, ce qui passe par le tunnel et ce qui l’évite. En contrepartie, le système interroge historiquement plusieurs interfaces réseau en parallèle pour résoudre les noms de domaine, ce qui peut envoyer des requêtes DNS hors du tunnel sans que rien ne le signale — les applications sérieuses neutralisent ce comportement, mais toutes ne le font pas. Deux réflexes : activer le kill switch dans l’application, et vérifier le résultat plutôt que le supposer.

Ce que nous recommandons sur ce sujet

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Le tunnel scindé, l’atout de la plateforme

C’est sur Windows que cette fonction est la plus complète : on désigne les programmes qui empruntent le tunnel, ou au contraire ceux qui l’évitent, parfois avec une granularité par destination. L’usage le plus courant est d’exclure ce qui exige votre localisation réelle — services bancaires, sites administratifs, certains jeux dont les serveurs départagent les joueurs par région — tout en gardant le navigateur protégé.

L’usage inverse est tout aussi utile : ne faire passer que le client BitTorrent par le tunnel, en laissant le reste de la machine en connexion directe. Cela évite de ralentir tout le poste pour un seul programme, et c’est ce que détaille notre guide sur le P2P.

La fuite DNS, un défaut de conception du système

Pour accélérer la résolution des noms de domaine, Windows a longtemps interrogé toutes les interfaces réseau disponibles en parallèle et retenu la première réponse. Lorsqu’un VPN est actif, cela signifie que des requêtes peuvent partir par la carte réseau physique, donc vers le résolveur de votre opérateur, alors même que le reste du trafic passe par le tunnel.

Votre opérateur voit alors la liste des sites que vous consultez, sans voir leur contenu — ce qui suffit largement à reconstituer une activité. Les applications correctement écrites imposent leurs propres serveurs DNS et bloquent les autres interfaces ; c’est un point sur lequel les fournisseurs communiquent peu et qu’il vaut mieux vérifier soi-même.

Nous ne publions pas de verdict DNS sur ce site, et nous expliquons pourquoi : le constater suppose de posséder un serveur DNS faisant autorité, ce qu’une page web ne peut pas faire. Notre outil mesure en revanche réellement les fuites WebRTC et la connectivité IPv6, et renvoie vers un service tiers pour le DNS.

Trois réglages qui valent le détour

Le kill switch de l’application. Il n’existe pas au niveau du système sur Windows : c’est l’application qui l’implémente, généralement en installant une règle de pare-feu. Activez-le explicitement, il est rarement actif par défaut.

Le protocole. WireGuard, et les variantes qui en dérivent, sont nettement plus légers qu’OpenVPN, dont le code est bien plus volumineux et s’exécute hors du noyau. Sur une ligne rapide, l’écart est réel ; sur un réseau qui filtre, OpenVPN en TCP passe parfois là où WireGuard ne passe pas. Notre guide des protocoles détaille ce qui les sépare.

Le démarrage automatique. La protection la plus fiable est celle qu’on n’a pas à activer. Toutes les applications proposent un lancement au démarrage de la session ; c’est ce qui évite les journées entières passées sans tunnel après un redémarrage.

Ce que ce guide ne mesure pas

Cette page décrit des comportements de systèmes d’exploitation, documentés et vérifiables. Elle ne publie aucune mesure de débit ni aucun taux de déblocage : ce comparateur n’a pas d’abonnement de test, et nos notes reposent uniquement sur des caractéristiques publiques et datées. Le test de débit mesure en revanche votre propre connexion, avant et après connexion au VPN — c’est le seul chiffre qui vous concerne.

Questions fréquentes

Non. Sur Windows, le kill switch est fourni par l'application du fournisseur, généralement au moyen d'une règle de pare-feu qui bloque le trafic hors du tunnel. Il faut l'activer explicitement dans les réglages : il est rarement actif par défaut. Le système lui-même n'offre pas d'équivalent à l'option « Bloquer les connexions sans VPN » d'Android.
Pour accélérer la résolution des noms de domaine, Windows a longtemps interrogé plusieurs interfaces réseau en parallèle et retenu la première réponse. Avec un VPN actif, des requêtes peuvent donc partir par la carte réseau physique, vers le résolveur de votre opérateur, alors que le reste du trafic passe par le tunnel. Votre opérateur voit alors la liste des sites consultés, sans en voir le contenu.
Notre outil mesure réellement les fuites WebRTC et la connectivité IPv6 dans votre navigateur. Pour le DNS, nous ne publions aucun verdict, et nous expliquons pourquoi : le constater suppose de faire résoudre un nom unique par votre propre résolveur, puis de lire sur le serveur faisant autorité quelle adresse est venue l'interroger — ce qu'une page statique ne peut pas faire. Nous renvoyons vers un service tiers qui dispose de cette infrastructure.
Oui, c'est le tunnel scindé, et c'est sur Windows qu'il est le plus abouti. Vous désignez les programmes qui empruntent le tunnel, ou au contraire ceux qui l'évitent. L'usage inverse est tout aussi valable : ne faire passer que le client de téléchargement par le VPN, en laissant le reste de la machine en connexion directe.
WireGuard, et les variantes qui en dérivent, sont nettement plus légers qu'OpenVPN : leur code est bien plus court et s'exécute dans le noyau. OpenVPN en TCP conserve un avantage sur les réseaux qui filtrent, où il passe parfois là où WireGuard est bloqué. Nous ne publions aucune mesure de débit : ce comparateur n'a pas d'abonnement de test.
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Pour aller plus loin, le service que nous recommandons

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2,99 €/mois avec l’offre « VPN Plus, engagement 2 ans », soit 71,76 € pour les 24 premiers mois. Au terme de l’engagement, le tarif passe à 83,88 €/an : c’est ce montant-là qu’il faut comparer, pas celui de la première année.

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Pour aller plus loin

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