Un VPN se désactive en deux clics — sauf quand il ne se désactive pas. Voici les cas, appareil par appareil, et l’explication du symptôme le plus déroutant : plus d’internet du tout après avoir coupé.
En bref : Sur toutes les plateformes, la manière la plus sûre de désactiver un VPN est de passer par l’application du fournisseur plutôt que par les réglages du système : elle referme proprement le tunnel et lève ses propres protections. Si vous perdez toute connexion après avoir coupé, la cause est presque toujours le kill switch, une fonction qui bloque volontairement le trafic quand le tunnel tombe, pour éviter que vos données ne transitent en clair — il faut le désactiver dans l’application, pas redémarrer la machine. Sur iPhone et Android, un profil de configuration peut subsister après la désinstallation et doit être retiré à la main dans les réglages. Sur un routeur, le VPN concerne tout le réseau : le couper suppose d’accéder à l’interface d’administration de la box.
ProtonVPN — 8,8/10, 1er de notre classement
Le mieux noté de nos deux partenaires à notre barème. Juridiction Suisse, audit publié par Securitum.
2,99 €/mois avec l’offre « VPN Plus, engagement 2 ans », soit 71,76 € pour les 24 premiers mois. Au terme de l’engagement : 83,88 €/an.
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Windows. Ouvrez l’application du fournisseur et cliquez sur le bouton de déconnexion. Si elle ne répond plus, allez dans Paramètres, Réseau et Internet, VPN, et supprimez la connexion. Une connexion configurée manuellement en WireGuard ou OpenVPN se coupe depuis le client correspondant.
macOS. Depuis l’application, ou depuis Réglages Système, VPN, en basculant l’interrupteur. Un profil installé par une application se retire dans Réglages Système, Général, VPN et gestion des appareils.
Android. L’application du fournisseur, ou Paramètres, Réseau et Internet, VPN. Une application peut être définie comme « VPN permanent » avec blocage des connexions sans VPN : cette option se désactive au même endroit, via la roue dentée en face du service.
iPhone et iPad. Réglages, VPN, puis l’interrupteur. Attention : désinstaller l’application ne supprime pas toujours le profil. Il faut vérifier dans Réglages, Général, VPN et gestion de l’appareil, puis supprimer le profil concerné.
Routeur ou box. Le VPN s’applique à tout le réseau local. Il faut se connecter à l’interface d’administration et désactiver le client VPN — l’emplacement varie selon le modèle. Nos guides sur les box Freebox, Livebox et Bbox et SFR détaillent chaque interface.
C’est le symptôme le plus fréquent, et il est presque toujours dû au kill switch. Cette fonction bloque tout le trafic dès que le tunnel chiffré tombe : son but est d’éviter que votre connexion bascule silencieusement en clair sans que vous vous en aperceviez. Si vous fermez brutalement l’application, ou si vous tuez le processus, le kill switch peut rester actif alors que le VPN, lui, ne l’est plus.
La solution n’est pas de redémarrer mais de rouvrir l’application, de désactiver le kill switch dans ses réglages, puis de se déconnecter proprement. Redémarrer fonctionne parfois, mais laisse le problème se reproduire au prochain arrêt brutal. Sur Android, l’équivalent système s’appelle « Bloquer les connexions sans VPN » et se trouve dans les paramètres VPN.
Trois situations le justifient. Votre banque en ligne refuse la connexion : beaucoup d’établissements bloquent les adresses d’hébergeurs, et une connexion depuis un pays étranger déclenche leurs alertes. Un service exige votre localisation réelle : administration, livraison, urgences. Ou vous cherchez le débit maximal sur une ligne déjà lente.
Dans les deux premiers cas, il existe souvent mieux que de tout couper : le tunnel scindé, ou split tunneling, permet d’exclure une seule application du tunnel en laissant le reste protégé. La plupart des fournisseurs le proposent sur ordinateur et sur Android. C’est le même mécanisme que celui que nous décrivons pour exclure un décodeur TV.
Avant de couper définitivement, il peut être utile de vérifier ce que votre connexion laisse voir sans protection. Notre test de fuite affiche l’adresse, l’opérateur et la localisation estimée que reçoit chaque site que vous visitez.
La moitié des difficultés vient d’un malentendu de vocabulaire. Ces quatre actions sont indépendantes, et faire la première ne fait aucune des trois autres :
| Le geste | Ce qu’il fait | Ce qu’il ne fait pas |
|---|---|---|
| Se déconnecter | referme le tunnel, le trafic repart en direct | ne retire ni l’application, ni le profil, ni l’abonnement |
| Retirer le profil | supprime la configuration réseau enregistrée par le système | ne désinstalle pas l’application |
| Désinstaller l’application | retire le logiciel | peut laisser le profil, l’adaptateur réseau et les DNS en place |
| Résilier l’abonnement | arrête la facturation | ne coupe rien sur l’appareil, et n’entraîne aucun remboursement |
Le cas le plus courant : quelqu’un désinstalle l’application en pensant tout arrêter, continue d’être prélevé, et garde un profil actif qui perturbe sa connexion. Pour l’aspect facturation, notre guide se faire rembourser un VPN traite la résiliation et le remboursement, qui sont eux aussi deux démarches distinctes.
Une application VPN ne se contente pas de s’installer : elle pose des éléments dans le système, et tous ne partent pas avec elle. Quand un symptôme persiste après la désinstallation, c’est là qu’il faut regarder.
L’adaptateur réseau virtuel. Un VPN crée une interface réseau supplémentaire — de type TAP pour OpenVPN, WinTun pour WireGuard. Sous Windows, elle survit fréquemment à la désinstallation et reste visible dans les connexions réseau. Elle est inoffensive une fois inactive, mais elle peut désorienter un diagnostic : si vous cherchez pourquoi une machine a trois cartes réseau, la voilà.
Les serveurs DNS. Beaucoup d’applications remplacent les DNS du système par les leurs, pour empêcher les fuites de requêtes hors du tunnel. Fermée brutalement, l’application ne les restaure pas toujours. Résultat : la navigation devient lente ou impossible alors que la connexion fonctionne. Le correctif est de remettre les DNS en obtention automatique, dans les propriétés de la carte réseau active.
Le profil de configuration. Sur iPhone, iPad et macOS, une application peut installer un profil qui ne disparaît pas avec elle. Il se retire à la main : sur iOS, Réglages › Général › VPN et gestion de l’appareil ; sur macOS, Réglages Système › Général › VPN et gestion des appareils.
Le proxy système. Plus rare, mais tenace : certaines extensions de navigateur configurent un proxy qui reste actif après leur suppression. Sous Windows, il se vérifie dans Paramètres › Réseau et Internet › Proxy.
Une fois ce ménage fait, vérifiez le résultat plutôt que de le supposer : notre test de fuite s’exécute dans votre navigateur et affiche l’adresse, l’opérateur et la localisation estimée que reçoit chaque site que vous visitez. Si l’adresse affichée est celle de votre opérateur, le tunnel est bien fermé.
Le lancement au démarrage. C’est le réglage par défaut de la plupart des applications, souvent couplé à une connexion automatique. Il se désactive dans les préférences de l’application, rubrique Général ou Démarrage.
Le VPN permanent d’Android. Android permet de désigner une application comme « VPN permanent », avec ou sans blocage des connexions hors tunnel. Le système la relance alors indéfiniment, y compris après un redémarrage. L’option se trouve dans Paramètres › Réseau et Internet › VPN, sur la roue dentée en face du service — pas dans l’application. C’est aussi ce qui explique qu’une désinstallation puisse échouer tant que l’option est active. Notre guide VPN sur Android détaille ce mécanisme, qui n’a pas d’équivalent sur iOS.
Un profil géré par un employeur. Sur un appareil inscrit dans une solution de gestion de flotte, le profil VPN est déployé à distance et se réinstalle après suppression. Ce n’est pas un dysfonctionnement, et la manipulation n’aboutira pas : la demande doit passer par le service informatique.
Cette page décrit un cadre juridique et un fonctionnement technique ; elle ne remplace pas un conseil juridique et ne constitue pas une incitation à contourner quoi que ce soit. Elle ne publie par ailleurs aucune mesure de débit ou de déblocage : ce comparateur n’a pas d’abonnement de test, et nos notes reposent uniquement sur des caractéristiques publiques, vérifiables et datées. Les deux services que nous recommandons sont aussi nos deux seules sources de revenu, et c’est écrit sur chaque page.
Pour aller plus loin, le service que nous recommandons
2,99 €/mois avec l’offre « VPN Plus, engagement 2 ans », soit 71,76 € pour les 24 premiers mois. Au terme de l’engagement, le tarif passe à 83,88 €/an : c’est ce montant-là qu’il faut comparer, pas celui de la première année.
Le lien ouvre le site de ProtonVPN dans un nouvel onglet. C’est un lien d’affiliation : si vous souscrivez, le site perçoit une commission, sans surcoût pour vous. NordVPN et ProtonVPN sont ses deux seules sources de revenu ; les liens vers les quatre autres services comparés ne rapportent rien. Le classement, lui, ne dépend pas de cette rémunération — le barème est public.